Projet

Carte interactive
Phase 1 Phase 2 Phase 3

Transition agricole


L'agriculture de l'orange est pratiquée de manière trop dense et entraîne une consommation d'eau déraisonnable et inadaptée au climat actuel. Les vieux orangers demandent des quantités astronomiques d'irrigation pour produire des fruits de taille commerciale. Cette surexploitation assèche les nappes phréatiques et dégrade la qualité des sols sur le long terme. Face à l'urgence écologique, il est devenu indispensable de recadrer ces pratiques agricoles.


Les agriculteurs qui cultivent ces terres ne veulent as renoncer à l'orange, ils ont élevé cette culture au rang de patrimoine culturel et ainsi amorcer une transition est ardue.



Le remplacement par des cultures adaptées


Pour amorcer ce changement, les vieux arbres les plus gourmands en eau seront progressivement déracinés. La pluriculture permet de protéger les sols, les agriculteurs vont planter des végétaux capables de retenir l'eau dans le sol, des plantes aromatiques et pharmaceutiques. Ces nouvelles cultures offrent l'avantage d'être rentables tout en réduisant drastiquement l'empreinte hydrique de la région.



L'optimisation des ressources en eau


Au-delà du choix des plantes, la transition repose sur une modification complète des méthodes d'entretien et d'irrigation. L'objectif est de ne plus perdre une seule goutte d'eau par évaporation ou par un ruissellement inutile. Plusieurs techniques modernes et naturelles sont ainsi combinées sur les nouvelles exploitations.

  • La pose d'une épaisse couche de paille au pied des arbres maintient l'humidité du sol et bloque l'évaporation due au soleil.
  • L'installation de systèmes d'irrigation au goutte-à-goutte achemine l'eau directement aux racines des plantes, évitant le gaspillage.
  • Le contrôle strict de l'usage des pesticides protège la biodiversité des sols, ce qui améliore leur capacité naturelle à retenir l'eau et préserve surtout les nappes phréatiques déjà bien abimées.


Le rôle du financement européen


Une telle restructuration représente un coût initial important que les agriculteurs ne peuvent pas supporter seuls. C'est ici que des agents européens entrent en jeu, en proposant un contrat de transition écologique. Ils se rendent sur le terrain pour offrir des formations techniques et accompagner les exploitants dans ce changement de modèle.


En échange de cet accompagnement, les agriculteurs s'engagent à respecter les objectifs stricts de la transition. Si ces critères écologiques sont atteints, ils touchent les fonds européens dédiés à l'agriculture durable ainsi que des financements par des acteurs privés visant à améliorer leur empreinte écologique.

Préparation de la transition infrastructurelle


La préparation de la transition infrastructurelle commence par des recherches sur les échanges d'eau entre les différentes rivières karstiques afin de mieux comprendre les circulations souterraines et les variations de débit. Dans les montagnes de Kiveri, une analyse complète du champ karstique permet d'identifier les zones les plus favorables au captage, au stockage et à la redistribution de l'eau.


Sur la base de ces diagnostics, une usine de pompage karstique pourra être construite, cet équipement permet de remplacer le barrage défectueux de Kiveri, d'obtenir l'accès à une source en eau douce 5 fois supérieure a la quantité circulant actuellement dans le canal d'anavalos. Pompée directement dans la rivière, le flux pourra être controlé en fonction des besoins en eau avec 6 puissantes pompes.



Coût de l'infrastructure


La préparation de la transition passe aussi par une évaluation précise du coût de l'infrastructure. Un projet de cette ampleur ne peut pas être financé uniquement à l'échelle locale, et l'appui des fonds européens apparaît donc indispensable pour rendre sa mise en œuvre possible. Sans ce soutien, les investissements nécessaires seraient trop lourds pour être assumés durablement par le système public grec.


Au-delà de la construction elle-même, le fonctionnement du futur réseau représente également une charge importante, notamment en raison des besoins élevés en électricité. Pour réduire cette dépendance énergétique et limiter les coûts d'exploitation, plusieurs projets éoliens et photovoltaïques seront développés à différents endroits de la plaine.



Préparer une transition saine


Ce projet est appelé à transformer en profondeur la composition de la plaine. Afin que cette évolution corresponde aux attentes de ses habitants et de ses agriculteurs, sa mise en œuvre sera confiée à des paysagistes. Leur rôle sera de faire le lien entre les espaces cultivés, les jardins, les systèmes d'irrigatRion et l'identité rurale du territoire, afin d'assurer une transition cohérente, équilibrée et respectueuse des usages locaux.

Renaturalisation


L'élévation du niveau de la mer et le pompage continu das les nappes phréatiques modifient profondément les équilibres côtiers. Ces prélèvements constants d'eau douce favorisent l'infiltration d'eau de mer dans les terres, ce qui entraîne une salinisation progressive et irréversible des sols. Les terres cultivables reculent inexorablement face à cette avancée, laissant place à la formation d'un vaste marais salé le long des côtes. Pour s'adapter à ce changement, il est devenu indispensable d'accepter cette évolution et d'en tirer parti plutôt que de lutter vainement contre la mer.



La dépollution et la renaturalisation du golf


Les sols et eaux des côtes sont contaminés par une accumulation de déchets plastiques et par l'utilisation de pesticides. Pour restaurer ce littoral, une phase d'assainissement complet de ce territoire est programmée. Ce nettoyage en profondeur permettra la renaturalisation des côtes, transformant les friches pollués en espaces apte à accueillir la montée des eaux.



La protection de Nea Kios par la gestion des eaux


La sauvegarde des infrastructures urbaines exige également des mesures d'adaptation souples et résilientes. Les rues de la ville de Nea Kios, directement menacées par la montée des eaux, doivent être protégées des inondations et des submersions marines. Plutôt que de construire des murs ou des digues en béton, la stratégie retenue s'appuie sur la nature : de vastes sillons vont être creusés pour capter et rediriger l'eau vers les terres non cultivables du marais.


En canalisant l'eau vers ces zones inondables, le marais jouera le rôle d'une éponge et d'une zone tampon protectrice. Cette approche permet de sécuriser les habitations tout en alimentant un espace naturel propice au retour de la biodiversité côtière. Et dans cet espace naturel les sentiers pourront toujours être pratiqués, par les touristes en vélo faisant le tour du golfe.

Rénovation


La deuxième étape du projet consiste à rénover en profondeur les infrastructures hydrauliques devenues obsolètes. De nombreuses canalisations sont aujourd'hui percées, plusieurs sites de redistribution présentent des fuites majeures, et les stations de traitement de Kefalari, d'Argos et de Nauplie possèdent toutes de fuites importantes. En suivant le parcours de l'eau le long du canal, chaque maillon du système sera ainsi réparé, modernisé ou déplacé lorsque cela s'avère nécessaire.


Le long du golfe, certaines canalisations seront abandonnées, car la montée des eaux compromet désormais leur intégrité. Pour continuer à acheminer une eau potable de qualité, le réseau s'appuiera davantage sur la branche principale du canal, avant un traitement assuré localement. Cette réorganisation doit permettre de sécuriser l'approvisionnement tout en réduisant la vulnérabilité des installations situées en bord de mer.


De 60% de pertes ces rénovations devraient faire passer le système a 10%, assurant l'économie de cette ressource trop précieuse. Là où l'on grinçait des dents a l'arrivé des sécheresses on pourra désormais anticiper les crises et préserver la ressource.



Myloi


À Myloi, la station de Lerna ne dispose pas aujourd'hui des capacités suffisantes pour contenir les fortes arrivées d'eau de la rivière karstique de Lerna. En période de pluie, l'eau s'écoule de la source en abondance et, faute de stockage adapté, 80% voir plus est rejetée directement dans la mer. Pour répondre à ce problème, un grand bassin sera aménagé face au village afin de retenir temporairement l'eau douce avant son traitement.


Ce nouvel équipement permettra de mieux réguler la distribution de l'eau dans le réseau. Au lieu d'être perdue, cette ressource pourra être stockée, traitée puis renvoyée vers les foyers. Le bassin jouera donc un rôle central dans la sécurisation de l'alimentation en eau potable pour cette partie du territoire.



Traitement


Grâce à la rénovation du canal, l'eau qui y circulera pourra être maintenue à l'écart de la salinisation et redeviendra propre au traitement pour la consommation. Les usines de traitement de Kefalari, d'Argos et de Nauplie seront reconnectées au canal rénové afin de retrouver une alimentation plus fiable. En parallèle, de nouvelles stations de traitement seront installées dans le nord de la plaine, à Tolo et à Iria, pour mieux couvrir les besoins des zones jusque-là moins bien desservies.


À terme, ce chantier doit transformer l'ensemble du système d'alimentation en eau. Il ne s'agit pas seulement de réparer des équipements dégradés, mais de reconstruire un réseau plus cohérent et sûr. Enfin, les habitants de la plaine d'Argos pourront bénéficier d'un accès plus stable à l'eau potable.

Transition agricole, 2ème partie


Avec l'extension du canal et l'arrivée d'une ressource en eau douce mieux maîtrisée, ces territoires peuvent désormais engager, eux aussi, leur transition agricole. L'accès à l'eau ne signifie pas une consommation plus importante, mais au contraire l'apprentissage de nouvelles pratiques destinées à l'économiser et à préserver durablement la ressource. L'apport d'eau s'accompagne donc de nouvelles formations, d'un meilleur encadrement des usages et d'une modernisation des méthodes d'irrigation.


Dans ce cadre, les exploitations sont réorganisées selon les besoins propres à la culture de l'olivier, naturellement plus résistant à la sécheresse. Contrairement à d'autres secteurs agricoles, cette transition ne nécessite pas d'arracher les vieux oliviers, mais plutôt d'adapter les pratiques autour d'eux. L'amélioration de l'irrigation, la gestion plus précise des apports en eau et l'entretien des sols permettent ainsi de maintenir la production tout en réduisant la dépendance aux nappes phréatiques.

Extension


Pendant longtemps, les secteurs nord de la plaine et la région de Lygourio sont restés à l'écart des projets d'extension du canal. Les agriculteurs devant gérer leur propre financement, ne pouvais pas se permettre une infrastructure aussi coûteuse. Avec l'arrivée de soutiens européens consacrés à la transition du territoire, cette extension devient enfin envisageable. Elle doit permettre de réduire la pression exercée sur les nappes phréatiques, en particulier pour l'irrigation des champs d'oliviers, et d'assurer un accès plus stable à l'eau douce dans des villages longtemps restés isolés.


Après la rénovation du système existant, l'eau pourra être acheminée jusqu'à ces zones éloignées grâce à un réseau élargi et modernisé. Les nouveaux tracés du canal suivront autant que possible des sentiers déjà existants, afin de limiter les coûts, les travaux lourds et l'impact sur le paysage. Pour garantir une distribution efficace de l'eau, le projet sera complété par la création de nouveaux bassins de stockage, par l'installation de deux stations de traitement de l'eau afin d'obtenir de l'eau potable, ainsi que par de nouveaux équipements de distribution. ­


Ces nouveaux équipements permettent de relier les territoires isolés et participent a créer un nouveau paysage rural. Avec l'arrivé du système d'irrigation, les collines de Lygourio redeviendront vertes, et entre les oliviers, les stations de distributions pourront accueillir les randonneurs et cyclistes, leur offrant de l'ombre et un refuge dans leur parcours de l'Argolide.